Accueil collectif : Publication des barèmes nationaux 2023 de la Cnaf
La CNAF a publié cette semaine son baromètre national des aides des aides 2023.…
En tant que fédération représentant les crèches et micro-crèches, nous nous devons d’accompagner et de soutenir nos structures adhérentes dans l’application des nouvelles exigences imposées par la loi EGALIM. Cette législation, entrée en vigueur en 2018, vise à transformer les pratiques alimentaires dans les établissements de la petite enfance, afin de garantir aux enfants un environnement sain, équilibré et respectueux de l’environnement.
Mais au-delà de ces objectifs ambitieux, la loi EGALIM présente également des enjeux de gestion, d’adaptation et de financement pour les crèches et micro-crèches.
la Loi « EGAlim », est venue prévoir notamment l’application des mesures suivantes au sein des crèches et micro-crèches :
Des impacts concrets sur l’alimentation des enfants
L’un des principaux enjeux de la loi EGALIM est l’obligation d’améliorer la qualité de l’alimentation servie aux enfants. En effet, les structures doivent désormais proposer des repas équilibrés, diversifiés et de saison, avec une priorité donnée aux produits bio et locaux. Cette nouvelle réglementation vise à offrir aux enfants une alimentation saine et respectueuse des normes nutritionnelles, tout en soutenant une agriculture durable et responsable.
Si cette démarche est évidemment bénéfique pour la santé des tout-petits, elle entraîne également des contraintes organisationnelles pour les crèches et micro-crèches. L’approvisionnement devient plus complexe, car il faut désormais privilégier des circuits courts et gérer des fournisseurs locaux, ce qui peut augmenter les coûts. Les équipes doivent également adapter leurs menus, ce qui implique une gestion plus pointue des stocks, des plannings de préparation et des formations spécifiques pour les personnels de cuisine.
Un investissement important pour des résultats durables
L’application de la loi EGALIM représente un véritable investissement pour les crèches et micro-crèches, tant sur le plan financier que logistique. Les structures doivent non seulement revoir leurs pratiques d’approvisionnement, mais également prendre en compte les coûts supplémentaires liés à la qualité des produits et à la formation des équipes. En effet, il est indispensable de former les personnels à la préparation de repas équilibrés et à la gestion de menus adaptés aux besoins nutritionnels des enfants.
Toutefois, cet investissement dans la qualité alimentaire a des répercussions positives à long terme. D’abord, il permet d’améliorer le bien-être et la santé des enfants accueillis, ce qui est au cœur de notre mission. Ensuite, il participe à l’éducation des plus jeunes en matière d’alimentation saine, un apprentissage qui aura des effets durables tout au long de leur vie. Enfin, il renforce l’image des crèches et micro-crèches en tant que structures responsables, soucieuses de l’environnement et de la santé de leurs bénéficiaires.
Les micro-Crèches : une adaptation nécessaire mais flexible
Les micro-crèches, qui accueillent généralement moins de 10 enfants, se trouvent dans une situation particulière. La loi EGALIM s’applique à elles, mais un cadre plus souple est prévu pour tenir compte de leurs spécificités. Cela permet d’adapter les exigences alimentaires tout en garantissant que l’esprit de la loi soit respecté.
Cependant, cette souplesse n’empêche pas les micro-crèches de se retrouver face à des défis similaires à ceux des crèches plus grandes : la gestion des coûts, l’adaptation des menus et la logistique des repas. Il est donc essentiel que les micro-crèches puissent bénéficier d’un accompagnement spécifique pour mettre en œuvre les changements nécessaires sans compromettre la qualité du service ou la viabilité de leur modèle économique.
Un soutien indispensable pour réussir la transition
La fédération joue un rôle clé dans l’accompagnement des crèches et micro-crèches dans cette transition. Nous sommes pleinement conscients des difficultés auxquelles nos structures peuvent être confrontées, notamment sur le plan financier et logistique. C’est pourquoi nous militons pour un soutien adapté, notamment par le biais de subventions, de formations et d’accompagnement technique, afin de permettre à toutes les structures de se conformer à la loi EGALIM sans compromettre leur équilibre économique.
Nous encourageons également une collaboration renforcée entre les crèches, les micro-crèches et les acteurs locaux, afin de développer des solutions innovantes et adaptées aux besoins spécifiques des plus jeunes. La mise en place de partenariats avec des producteurs locaux, par exemple, peut être une réponse efficace pour réduire les coûts tout en garantissant une alimentation de qualité.
Un engagement collectif pour un avenir meilleur
La loi EGALIM représente un véritable défi pour les crèches et micro-crèches, mais elle est aussi une opportunité unique de renforcer la qualité de l’accueil des enfants et de promouvoir une alimentation plus saine et responsable. En tant que fédération, nous sommes engagés à soutenir nos structures membres dans cette démarche de transformation, en leur fournissant les outils et les ressources nécessaires pour réussir cette transition.
Pour les crèches et micro-crèches, cette évolution législative n’est pas simplement une contrainte, mais une occasion de redéfinir leur rôle dans la société et de contribuer à un avenir plus équitable et durable pour les enfants. C’est ensemble, en tant qu’acteurs engagés de la petite enfance, que nous réussirons à faire de la loi EGALIM un levier pour un accueil de qualité, respectueux de la santé des enfants et de l’environnement.